Médecine et crimes contre l’humanité

par

“Dès l'instant où vous les défendez, vous êtes responsable de ce qui leur arrive !”

Pour ne jamais trahir ce qu'elle appelle les “ valeurs premières ”, Adélaïde Hautval devra traverser l'enfer et survivre à 37 mois d'emprisonnement et de déportation. Elle n'était pas juive elle-même ; son crime a été de les défendre.

En tant que médecin à Auschwitz, elle est affectée au Revier (l'infirmerie) où elle apporte un certain soulagement et des soins avec le peu de moyens dont elle dispose. Dans les cas les plus graves, elle parvient à maquiller le diagnostic, permettant à un certain nombre de patients d'échapper totalement à la chambre à gaz.

Adélaïde Hautval doit également travailler dans le sinistre Bloc 10 où se déroulaient les expériences médicales sur la stérilisation. Au début, Adélaïde réussit à soulager une partie de la douleur des jeunes persécutés, tout en étant témoin des horreurs perpétrées par les médecins SS. Mais lorsqu'on lui donne l'ordre de prêter main-forte dans ces actes criminels, elle refuse, se trouvant ainsi en opposition directe avec les nazis. Voici son puissant journal intime.